Sophie Gaucher

Paris, 05/06/2012: rencontre dans l'atelier de l'artiste et photographie de céramiques.

Découvrez ci-dessous cette jeune artiste plasticienne pleine de talent et quelques unes de ces oeuvres en céramique.


Sophie Gaucher est née en 1984 à Poitiers.

Fortement ancrés dans l’organique, ses dessins semblent s’engendrer d’eux même, en d’infinies modulations constituant un bestiaire fantastique et drôle. À côté de ses expériences d’édition, Sophie Gaucher confronte ses graphismes tortueux à l’espace à l’occasion d’interventions in situ. Elle explore depuis peu la céramique.En 2008, elle est lauréate de la Biennale de la Jeune Création à Houilles et développe début 2009 un travail de résidence en collaboration avec la ville de Houilles.

  • En 2008, Sophie Gaucher participe au Salon du Dessin contemporain, puis, présente, à l’espace Artegalore, une exposition composée d’un grand nombre de dessins mais aussi de peintures à l’huile sur toile et sur papier ainsi que des céramiques.
  • Lauréate de la Biennale de la jeune création, résidence "un artiste en ville", Houilles, janvier à mai 2009
  • En 2010, elle reçoit le prix Agnès B (association des Amis des Beaux Arts de Paris) pour la jeune création.
  • Bourse d’aide à la jeune création, MAC VAL, Vitry Sur Seine, 2010
  • Début décembre 2010, elle sort un livre sur son expérience New-Yorkaise aux éditions Nuit Myrtide.

Extrait du texte d’Hélène Meisel pour le catalogue de l’ensba de Paris, diplômés 2011:

"Le va-et-vient qui agite les corps déclenche une mécanique plus inquiétante que sensuelle. Les chairs, affublées de mamelles ou de bajoues pendantes, s’adonnent parfois à un libertinage déliquescent, ponctué de détails scatologiques. Il arrive aussi que les corps s’animent d’un mouvement réel, notamment dans les automates en terre cuite colorée réalisées par l’artiste : deux pieds coupés aux chevilles moulinent sur place (Mesure, 2011), des yeux de verre s’agitent derrière un masque grotesque (L’attirail du chasseur, 2011), des colombins timides s’échappent de cavernes informes (Action et Tumulus, 2011). Il en va de la kermesse et du carnaval dans ces dessins et reliefs où les corps accomplissent des rondes – danses ou parades rituelles – dont l’objectif pourrait être de l’ordre de la copulation ou de la dévoration."